Ïle ou continent disparu abritant une civilisation brillante, celle des Atlantes.
_______________________________________________________
Origine ?
Nombreuses ont été les localisations présumées de l'Atlantide.
Certains voient dans les Canaries et les Açores les restes de l'Atlantide, comme l'expose le jésuite Athanasius Kircher en 1655 dans Mundus Subterraneus. Buffon, en 1744, dans Histoire et théorie de la terre n'est pas très éloigné de cette thèse : il voit dans le gouffre de l'Atlantique l'affaissement de l'Atlantide par un violent tremblement de terre. Bory de Saint-Vincent, en 1803, dans Essais sur les isles Fortunées et l'antique Atlantide , ou Précis de l'histoire générale de l'archipel des Canaries vient accroître le nombre des penseurs adoptant cette thèse.
D'autres, s'écartant de la géographie, recherchent des indices au travers l'avancement des civilisations. Ils voient alors l'Atlantide dans la Palestine (Olivier de Marseille en 1726, Eurenius en 1754, et Baër en 1762) ou même la Suède (l'enthousiasme du suédois Olof Rudbeck dans Atlantica sive Manhem en 1679 le portera jusqu'à évoquer l'Éden de la Bible !).
Si l'on écarte la thèse de D. Rebikoff, en 1968, sur une Atlantide possible dans les Bahamas, les deux thèses d'actualité concernant le mythe de l'Atlantide sont les suivantes :
La civilisation minoenne serait l'ancienne Atlantide. Cette thèse - qu'il semble que l'on puisse attribuer à K. T. Frost, dans The Critias and Minoan Crete, (JHS 33(1909) 189-206) - a été réactualisée par la découverte concernant la violente explosion du volcan de l'île de Santorin (ou Théra). Elle est ainsi défendue, en 1969, par l'anglais J.V. Luce, The End of Atlantis: New Light on an Old Legend et A. G. Galanopoulos et E. Bacon, Atlantis: the Truth behind the Legend. L'explosion du volcan de Santorin, en 1470 av. J.C. aurait provoqué un raz de marée et une pluie de cendre ayant mis un terme à la civilisation minoenne explique J.V. Luce. L'interprétation de la date de l'événement par Platon serait une erreur que démontre laborieusement A. G. Galanopoulos et E. Bacon.
Platon
A contrario, suivant de près les indications de Platon (se basant sur des récit provenant des archives des prêtres égyptiens de la ville de Saïs) pour qui, 11 000 ans avant notre ère, une île aurait été engloutie à l'ouest des colonnes d'Hercule, nom que les Grecs donnaient au détroit de Gibraltar, dans l'océan Atlantique, une analyse des cartes bathymétriques a permis d'identifier un archipel qui aurait été englouti lors de la remontée du niveau de l'océan. La plus grande île de cet archipel, de près de 15 km de longueur, se situe à moins de 8 km du détroit vers l'océan atlantique, selon une analyse récente du français Jacques Collina-Girard s'appuyant sur les dernières connaissances dans le domaine des variations du niveau des eaux (L'Atlantide devant le détroit de Gibraltar ? Mythe et Géologie. C.R. Acad. Sci. Paris, Sciences de la Terre et des planètes 333 (2001) 233-240).
Curieusement, on a cherché des témoignages de cette île très loin dans l’Atlantique sans jamais évoquer le débouché immédiat du Detroit de Gibraltar alors que Platon dit explicitement que l’île Atlantide se trouve : “ devant les colonnes d’Hercules ”. Nos connaissances sur cette région ont bénéficié d’études géologiques récentes dans la perspective d'un projet de construction d’un tunnel entre l’Afrique et l’Europe.
Détroit de Gibraltar
Carte du détroit historique
_________________
Barbare en Fury - Simpatisant des AKC - Monki en fury