Tryskell Modos


 Nombre de messages: 480 Age: 24 Localisation: Dans les flammes du silence... Fonction: étudienne en métier de la mode et du spectacle Hobbie: manga, pop japonaise, Métal, Hard-rock, mon taff, manga, sortie, amis,... Date d'inscription: 07/06/2006
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 | Sujet: Le Marquis de Sade, un écrivain peut ordinaire ^___^ Dim 1 Oct - 22:18 | |
|  Sade naît à Paris le 2 juin 1740 à l'hôtel de Condé à Paris, dans une vieille famille aristocratique, de Jean-Baptiste François Joseph comte de Sade, marquis de Mazan, et de Marie-Éléonore de Maillé de Carman. Sa mère, fille de Donatien de Maillé marquis de Carman, était la dame d'honneur de la princesse de Condé. Son père, diplomate, était alors chargé de mission auprès du Prince-Électeur de Cologne. Baptisé à Saint-Sulpice le 3 juin il est inscrit par erreur sur le registre avec comme deuxième prénom Alphonse au lieu de Aldonse, prénom provençal choisi par ses parents. Après une année chez ses tantes en Avignon et dans le Comtat Venaissin, Sade est pris en charge, à partir de 1745, par son oncle paternel, l'abbé de Sade. C'est ce dernier qui s'occupe de son éducation d'abord à l'abbaye Saint-Léger d'Ébreuil puis à Saumane. Ce libertin et historien de Pétrarque saura lui donner une éducation non conventionnelle pour l'époque. À partir de 1750 il entre au Lycée Louis-le-Grand alors dirigé par les jésuites à Paris. C'est lors de ces études, qu'il découvre le théâtre et la scène, pour lesquels il gardera une passion sa vie durant. Il y fait aussi la connaissance de l'Abbé Amblet qui lui donne des cours particuliers. En 1754, à l'âge de 14 ans, il entre à l'École des Chevaux-légers réservée à la seule noblesse et il y fait ses premiers exercices militaires. L'année suivante (1755) il est nommé sous-lieutenant au régiment d'infanterie du Roi. Puis, à partir de 1757 il participe à la guerre de Sept Ans comme cornette (porte-drapeau) aux carabiniers du Comte de Provence, frère du Roi. En avril 1759 il est promu capitaine au régiment de cavalerie de Bourgogne. Et dès lors il vient fréquemment à Paris et montre son goût pour la luxure en fréquentant des actrices et des courtisanes. Suite à la fin de la guerre, Sade est démobilisé en mars 1763. Il s'installe alors dans le château familial de La Coste (Vaucluse). C'est là qu'il rencontre Mlle Laure de Lauris, la châtelaine de Vacqueyras dont il tombe amoureux et qu'il veut épouser. Mais, sa famille s'y oppose et il se marie finalement le 17 mai avec Renée-Pélagie de Montreuil, fille d'un riche magistrat et dont la famille avait de puissantes relations à la Cour.
Quatre mois après son mariage, en octobre 1763, Sade est arrêté par ordre du Roi pour la première fois de sa vie. Il est incarcéré pour une durée de 15 jours au donjon de Vincennes. Le motif en est « débauches outrées en petite maison » suite à des excès dans une maison close. Libéré en novembre grâce à l'intervention de son père, il doit rester en résidence obligatoire en Normandie au château d’Échauffour qui appartient à sa belle-famille. En avril 1764 Sade est autorisé à revenir à Paris. La même année il reçoit au parlement de Bourgogne (Dijon) la charge de lieutenant général de Bresse, Bugey, Valromey et Gex, héritée de son père qui s'est démis en sa faveur en 1760. En juillet il entretient une relation avec Mlle Colet (ou Colette), une actrice du Théâtre italien. En 1765 il s'attache à une autre actrice, Mlle de Beauvoisin, et durant l'été il l'installe même au château de La Coste, la faisant passer pour une parente de sa femme et même parfois pour sa femme. De retour à Paris, il découche fréquemment chez la Beauvoisin. Il est aussi question d'une Mlle C*** rencontrée dans un salon parisien.
En 1766 il semble se délaisser de la Beauvoisin, et il s'intéresse d'abord à Mlle Dorville, une prostituée, puis à Mlle Leroy, une danseuse de l'Académie royale de Musique. C'est cette année même qu'il commence à louer sa petite maison d'Arcueil à M. Lestarjette.
En janvier 1767 son père le comte de Sade meurt lui léguant les fiefs de La Coste, de Mazan et de Saumane et le titre de Comte. Il continuera néanmoins de se faire appeler Marquis (qu'il portait déjà en tant que premier fils d'un comte). Il hérite aussi de nombreuses dettes. En avril il semble vouloir revenir à une carrière militaire, il est nommé capitaine au régiment de cavalerie du Mestres. Quelques jours après, il se rend à Lyon pour rejoindre la Beauvoisin, laissant à Paris sa femme enceinte de cinq mois. Le 27 août, naissance de son premier fils, Louis-Marie, à Paris. Sade, de retour à Paris, poursuit de ses assiduités Mlle Rivière, danseuse du ballet de l'Opéra. Il lui propose même d'habiter sa petite maison d'Arcueil mais elle se refuse à lui. La réputation du Marquis s'établit peu à peu et l'inspecteur Marais, qui le surveille régulièrement depuis 1764, prédit que « on ne tardera pas à entendre encore parler des horreurs de M. le comte de Sade ».
Le 3 avril 1768 commence l'affaire Rose Keller.
Après une seconde incarcération de six mois en 1768 pour flagellation, il est accusé en 1772 d'empoisonnement pour avoir rendu malade une prostituée à qui il avait fait prendre des dragées aphrodisiaques. Il s'agissait de la cantharide officinale ou « mouche espagnole », sorte de coléoptère toxique ayant la particularité de faire grossir les parties génitales. Il est condamné à mort par contumace. Arrêté, puis évadé, il est finalement repris et, sous le coup d'une lettre de cachet, incarcéré successivement à Vincennes, à la Bastille et à Charenton. C'est pendant cette longue période d'emprisonnement que Donatien Alphonse François de Sade commence à écrire pour dissiper son ennui. Il est libéré en 1790 par la Révolution comme toutes les victimes de lettres de cachet.
Pendant la Révolution, ses deux fils émigrent, sa femme obtient la séparation du fait de ses violences conjugales. Ses biens en Provence ayant été pillés, sans ressources, le marquis de Sade essaie de faire jouer ses pièces de théâtre pour pouvoir survivre. Bien qu'ayant milité dans une section révolutionnaire de quartier, il est condamné à mort en 1793. Il échappe à la guillotine à cause d'une erreur administrative, il fait cependant un séjour à la prison Saint-Lazare. Il vit alors modestement de ses publications. Il est arrêté en 1801 à cause de ses écrits outrageux et de leur violence pornographique et interné par décision administrative à l'asile de fous de Charenton. Bien que totalement lucide et malgré ses protestations, il va y rester jusqu'à sa mort. Sur les 74 années de sa vie, il aura passé 30 années en prison. LES CITATIONS DU MARQUIS DE SADE
"Oui, je suis libertin, j'ai conçu tout ce qu'on peut concevoir dans ce genre-là, mais je n'ai sûrement pas fait tout ce que j'ai conçu et ne le ferai sûrement jamais. Je suis un libertin, mais je ne suis pas un criminel ni un meurtrier." (Marquis de Sade / 1740-1814)
"Le système de l'amour du prochain est une chimère que nous devons au christianisme et non pas à la nature." (Marquis de Sade / 1740-1814 / Justine / 1788)
"Un de mes plus grands plaisirs est de jurer Dieu quand je bande; il me semble que mon esprit, alors mille fois plus exalté, abhorre et méprise bien mieux cette dégoûtante chimère." (Marquis de Sade / 1740-1814 / La Philosophie dans le boudoir / 1795)
"Dès l'instant où il n'y a plus de Dieu, à quoi sert d'insulter son nom ? Mais c'est qu'il est essentiel de prononcer des mots forts ou sales dans l'ivresse du plaisir, et que ceux du blasphème servent bien l'imagination ; il faut orner ces mots du plus grand luxe d'expression ; il faut qu'ils scandalisent le plus possible ; car il est très doux de scandaliser ; il existe là un petit triomphe pour l'orgueil qui n'est nullement à dédaigner." (Marquis de Sade / 1740-1814 / La Philosophie dans le boudoir / 1795)
"Un Dieu suppose une création, c'est-à-dire un instant où il n'y eut rien, ou bien un instant où tout fut dans le chaos. Si l'un ou l'autre de ces états était un mal, pourquoi votre Dieu le laissait-il subsister ? Etait-il un bien, pourquoi le change-t-il ? Mais si tout est bien maintenant, votre Dieu n'a plus rien à faire: or, s'il est inutile, peut-il être puissant, et s'il n'est pas puissant peut-il être Dieu; si la nature se meut elle-même enfin, à quoi sert le moteur ?" (Marquis de Sade / 1740-1814 / Justine / 1797)
"L'idée de dieu est, je l'avoue, le seul tort que je ne puisse pardonner à l'homme." (Marquis de Sade / 1740-1814 / L'Histoire de Juliette / 1797)
"Mon plus grand chagrin est qu'il n'existe réellement pas de Dieu et de me voir privé, par là, du plaisir de l'insulter plus positivement." (Marquis de Sade / 1740-1814 / L'Histoire de Juliette / 1797)
"Dieu est absolument pour l'homme ce que sont les couleurs pour un aveugle de naissance, il lui est impossible de se les figurer." (Marquis de Sade / 1740-1814 / Pensées)
"Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination." (Marquis de Sade / 1740-1814)A suivre .... les perversions du marquis._________________ ¤*Magot et prètresse fujoshi (腐女子)*¤   *Fille d'ArchangeTS, soeur d'Hitsugaya, cousine de Tris699, maîtresse de shalimar, femme de Cristen*  |
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